Tsedek-Info d’Israël -janv-fev 2018

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Tsedek-Info d’Israël -janv-fev 2018

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Distinctions & performances
– L’équipe du Dr. David Ginat, dans le cadre de l’Ecole d’Education de l’Université de Tel-Aviv, a remporté deux médailles d’argent et deux de bronze aux 29ème Olympiades internationales d’informatique (IOI), qui se passait à Téhéran, l’équipe étant basée à distance en Turquie….

– Le vin Yarden Malbec 2013 de Golan Heights Winery a remporté une médaille d’or au concours Citadelles du Vin à Bordeaux.

– Dr. Liad Mudrik, de l’Ecole des sciences de la psychologie de l’Université de Tel-Aviv, a été choisie parmi les 50 femmes les plus influentes d’Israël pour l’année 2017 par le magazine Forbes. Et il a placé la ministre de la Justice Ayelet Shaked comme étant la femme la plus influente d’Israël.

– TransWorld SkateBoarding a sélectionné Tel-Aviv au côté de villes comme Londres, Berlin, Shenzhen, Melbourne, Paris, San Francisco, New York, Los Angeles ou encore Barcelone comme les meilleures destinations pour les amateurs ou les professionnels du skate.

High Tech
– Un génome humain séquencé peut représenter 200 à 300 gigaoctets (Go) de données brutes, tandis qu’un génome analysé peut occuper un téraoctet (To) d’espace sur un disque. Lorsque les génomes individuels seront cartographiés, il n’y aura pas suffisamment de place dans l’espace informatique pour stocker ces données. Rafael Feitelberg, directeur général de Geneformics, de Petah Tikvah : « si on veut une banque de gènes, l’ampleur même des données va se révéler vraiment, vraiment prohibitive … Geneformics est sur le point d’offrir les outils et les infrastructures pour rendre accessibles les données génomiques par la compression, tout en facilitant la décompression» – Avec un génome cartographié à disposition, par exemple, l’époque de la médecine personnalisée pourrait prospérer. Les médecins pourront développer des médicaments personnalisés pour les patients, en garantissant que le médicament visera spécifiquement le problème soulevé, sans effet secondaire.

– Fondée en 2011 par Raviv Melamed, Naftali Chayat et Miri Ratner, la start-up Vayyar a développé des capteurs capables de détecter et d’afficher en 3D, ce qui se cache derrière n’importe quelle surface. Cette technologie s’apprête à transformer la façon dont nous interagissons avec le monde, et à sauver des vies, car elle permet de détecter les tumeurs grâce à l’analyse de la peau, de regarder à travers les murs, de créer les images 3D des fondations d’une structure… Les capteurs sont placés dans une petite boîte noire qui se fixe magnétiquement à l’arrière d’un smartphone et se connecte à l’application mobile Walabot déjà développée par l’entreprise.

A l’inverse des rayons IRM ou des machines à ultra-sons qui coûtent plusieurs centaines milliers de dollars et ne sont réservés qu’à certaines zones, les capteurs utilisés par Vayyar sont de petite taille et peu chers.

– La chimiothérapie est parfois plus nocive que le cancer qu’elle cherche à traiter. Pr. Nissim Benvenisty du Centre Azrieli pour les cellules-souche et la Recherche génétique de l’Université Hébraïque de Jérusalem a créé la start-up NewStem pour développer de nouveaux moyens thérapeutiques pratiques dérivés de la recherche universitaire sur les cellules-souche. Il a réussi à séparer des cellules embryonnaires les cellules mono-chromosomiques appelées « haploides » qui présentent l’avantage sur les cellules « diploides » plus courantes, de pouvoir se transformer en cellules de n’importe quel organe du corps. Avec la méthode de mutation génétique appelée « Crispr Cas », il a pu ainsi créer une bibliothèque de 180 000 mutations de 18 000 gènes, soit 10 mutations/gène.

La présidente Ayelet Dilion-Mashiah : « On peut ainsi voir si le traitement chimiothérapique convient ou non, en fonction du degré de survie des cellules-souche testées. Si elles survivent et prolifèrent, c’est qu’elles offrent une résistance au traitement…. En parvenant à réduire le taux de résistance, on augmente l’efficacité du traitement»

Archéologie
– Dr. Yonatan Adler, professeur à l’université d’Ariel et directeur des fouilles pour l’Autorité des Antiquités d’Israël (IAA) à Reina en basse Galilée et son équipe ont découvert des ustensiles de cuisine en pierre calcaire brute, datant de l’époque romaine, à la fin du 2ème Temple. D’après lui, les raisons du passage d’ustensiles en poterie à des ustensiles en pierre brute sont d’ordre religieux, la poterie devenant failement “impure” et devant être détruite fréquemment. Ce fait est prouvé dans le Talmud. L’équipe a découvert des centaines de pieces dans divers états de conservation.

– L’archéologue Mordekhay Aviam, du Kinneret College, Institut universitaire du lac de Tibériade, estime que les deux campagnes de fouilles qu’il a achevé ont permis de découvrir le site de l’ancienne localité romaine de Julias, un village de pêcheurs sur les bords du lac de Tibériade où, selon les Evangiles, Pierre, son frère André et Philippe, trois des 12 apôtres, sont nés ou vivaient. Mordekhay Aviam : «Nous avons mis au jour des fragments de poterie, des pièces de monnaie, ainsi que les vestiges d’un bain public, ce qui tend à prouver qu’il ne s’agissait pas d’un petit village, mais d’une localité pouvant correspondre à Julias »

– Une équipe d’archéologues fouillant dans le Parc National de la Cité de David a découvert des sceaux en argile. Ces sceaux scellaient le courrier (lettre par exemple), et s’ils étaient cassés, cela signifiait que le courrier avait été lu.

Dr. Joe Uziel et Ortal Chalaf, qui dirigent les fouilles pour l’IAA, expliquent qu’on trouve dans la Cité of David des dizaines de sceaux qui prouvent un niveau élevé de l’administration à Jérusalem à l’époque du 1er Temple. Les sceaux les plus anciens contiennent une image plutôt que des lettres ou un nom. Les inscriptions sont en hébreu ancien et on a découvert un sceau portant le nom de « Achiav ben Menachem » qui semble être un roi d’Israël Ahab, selon le prophète Elie.

Le saviez-vous ?
– Le laser le plus puissant du Moyen-Orient a été mis en place dans le laboratoire du Dr. Ishay Pomerantz à la Faculté d’Ingénierie de l’Université de Tel-Aviv. Il émet des rayons de 20 térawatts, soit mille fois la consommation totale d’électricité d’Israël, et servira à promouvoir des traitements innovants contre le cancer ainsi que des solutions de sécurité pour la protection des infrastructures stratégiques. Dr. Pomerantz : »La puissance de ce laser est si forte qu’il ne peut pas se déplacer dans l’air ; ainsi tout notre système et toutes nos expériences sont réalisés sous vide, dans de grands conteneurs d’acier inoxydable. Chaque conteneur sert à une expérience menée par un groupe d’étudiants. L’impulsion laser pénètre à l’intérieur du conteneur et irradie l’objet que nous voulons examiner…. Les accélérateurs de particules utilisés actuellement ne fonctionnent pas au laser, et ils sont très volumineux, coûteux et impossible à déplacer. Avec les accélérateurs de particules au laser, on pourra par exemple assurer la protection des ports contre la contrebande de certains produits véhiculés dans des conteneurs maritimes »

– Michael Cordonsky et une équipe multidisciplinaire de l’Université de Tel Aviv ont mis au point d’une manière artisanale une caméra multispectrale bon marché (5000$ au lieu de 100 000$)) qui permet de lire des textes qui avaient disparu sur des ostraca antiques. Ainsi sur l’ostracon N° 16 de l’AAI, tiré d’une fouille à Tel Arad, datant de – 600, ils ont pu compléter et doubler le contenu du texte connu avec 45 caractères ou 20 mots. Ainsi chaque équipe de fouille pourra porter avec elle une caméra multispectrale. A Tel Arad on a trouvé 91 pièces avec des inscriptions concernant surtout des commandes de fournitures ou des ordres militaires, venant des chefs militaires judéens dans la forteresse d’Arad.

Défense
Elbit Systems Ltd a réalisé avec succès une première simulation dans le domaine de la lutte anti-sous-marine. Il s’agit d’une nouvelle mini-frégate sans équipage, appelée Seagull, capable de remplir des missions diverses. Ce petit bâtiment long d’à peine 12 mètres a été téléguidé par une console de contrôle via le système satellite Satcom, à une distance de plus de 3.500 km ! La frégate a dressé en temps réel une cartographie et un catalogue précis de tous les objets qui se trouvaient en surface et en profondeur, dans un certain rayon. Grâce à ce système, le bâtiment peut détecter, mais aussi repousser, toute menace ennemie sous-marine. Il peut être utilisé contre les sous-marins, les mines, dans un combat électronique, dans la surveillance des côtes et dans diverses autres missions en mer. Le Seagull peut être envoyé depuis les côtes, mais aussi transporté par bateau et lâché en un point. Il possède une autonomie d’action de 4 jours.

Inventions et découvertes

– Prof. Doron Shabat de l’École de chimie de l’Université de Tel Aviv a mis au point une technologie de capteurs, appelés AquaSpark, qui permet d’émettre une grande quantité de lumière en milieu liquide, de localiser et de mettre en évidence des tumeurs cancéreuses, y compris des métastases minuscules, avec un très haut niveau de précision. Ramot, la société de transfert de technologie de l’Université de Tel-Aviv, vient de signer un contrat de licence de ces capteurs avec Biosynth, société suisse, spécialisée dans le développement et la fabrication de substances chimiques, à des fins de diagnostic médical.

– Dr Alex Golberg, de l’université de Tel-Aviv, a mis au point une nouvelle technologie qui contrôle la prolifération des cellules de collagène, à l’origine de la cicatrisation des brûlures graves. La méthode utilise la technique pIRE (Électroporation irréversible partielle), c’est-à-dire l’exposition de la peau à des champs électriques à haute tension, avec des impulsions très courtes. Cela permet d’atténuer la formation de la cicatrice, ainsi que la douleur dans le processus de cicatrisation.

– Pr Zeev Zalevsky figure comme l’un des inventeurs les plus prolifiques d’Israël, avec plus de 50 brevets déposés en son nom. Il a notamment mis au point une technologie qui pourrait permettre aux aveugles de naissance de recouvrer la vue, grâce à des lentilles de contact de haute technologie. Il a aidé à la création de l’Institut de nanotechnologie et des matériaux avancés (BINA) et est devenu directeur du Centre Nano-photonique. Il s’est concentré sur la création d’applications ultra-petites qui exploitent la puissance de la lumière pour le traitement de l’information à grande vitesse, notamment en médecine et en imagerie haute résolution. Ses études optiques sur la lumière et ses interactions avec la matière à des échelles nanométriques, évoluent en particulier dans le développement de dispositifs capables de traiter l’information optique, sans avoir à la convertir en données électriques.

– Les chercheurs du Technion ont développé une technologie qui permet une compréhension nouvelle du paysage nocturne, allant du bureau à l’ensemble de la ville, grâce au scintillement des lumières électriques. L’approche du Professeur Yoav Schechner et de son équipe combine différents domaines de recherche, y compris celui de l’optique, de la vision par ordinateur, du traitement de l’image et de l’ingénierie du réseau électrique. La raison du scintillement de la lumière repose sur le fait que les réseaux électriques fonctionnent dans un courant alternatif (AC), où le courant des électrons renverse en permanence sa direction.

La photographie scintillante est un défi. D’une part, l’identification de la dynamique du scintillement nécessite une exposition très brève. D’autre part, la photographie de nuit nécessite une longue exposition pour recueillir suffisamment de lumière et créer une image. Pour résoudre cet écart, les chercheurs ont développé une caméra électro-optique appelée ACam pour détecter le scintillement du courant alternatif. Cette technologie ouvre la voie à la poursuite de la recherche dans de nombreux domaines, y compris celui de l’illumination contrôlée des objets, de la mesure des objets tridimensionnels, de leur texture, de leur surface en fonction de leur ombre, et de l’analyse des propriétés du réseau électrique à distance, par des méthodes optiques.

– Selon Prof. Eli Eisenberg de l’École de physique et d’astronomie de l’Université de Tel Aviv les poulpes et les pieuvres savent reprogrammer leur ADN. Cette découverte est susceptible de fournir de nouvelles connaissances pour contrôler l’information génomique et développer des médicaments contre les maladies génétiques.

Les cellules de notre corps sont composées de protéines, produites conformément aux instructions inscrites dans l’ADN. L’ADN est une énorme molécule composée d’une chaîne de petites unités. L’organisation spécifique de ces unités, appelée séquence d’ADN, compose le code qui détermine la structure des protéines. Chaque molécule d’ADN (chromosome) peut contenir des centaines de milliers de gènes, qui sont des sortes de « fiches d’instructions » pour la construction de la protéine.

Dans la cellule se produit un processus de transcription de l’ADN, en molécules similaires nommées ARN, qui sont finalement traduites en protéines. Chez la plupart des êtres vivants la séquence des protéines présentes dans les cellules est déterminée sans équivoque en fonction de l’information génétique codée dans l’ADN, qui détermine la structure et la fonction des protéines.

Les pieuvres et les poulpes ont l’extraordinaire capacité d’effectuer des modifications génétiques en opérant des changements dans les molécules d’ARN de sorte qu’il n’y ait pas de transcription exacte de la séquence génomique. Ainsi peuvent-elles produire des versions différentes de la protéine à partir de la même « fiche d’instructions » originale stockée dans l’ADN.

Les manipulations de l’ADN peuvent être compliquées et dangereuses, et entraîner des effets secondaires indésirables. Le mécanisme d’édition de l’ARN, par contre, donne aux chercheurs une autre manière moins dangereuse, d’influencer les protéines dans le corps humain par une sorte « d’ingénierie de l’ARN ».

– Sous la houlette de Pr Asaph Aharoni du Département des sciences de l’environnement et des plantes de l’Institut Weizmann une équipe a réussi à produire des pigments « betalain » dans les plantes et les fleurs qui ne les possèdent pas. Il a déclaré : « Nos résultats pourraient à l’avenir être utilisés pour fortifier une grande variété de cultures avec des betalains afin d’augmenter leur valeur nutritionnelle »- Il faut savoir que les pigments violet et jaune contiennent des propriétés antioxydantes et les tomates violettes contiennent 60% de plus d’oxydants. Les pigments de Betalain protègent également les plantes contre les moisissures grises. On peut aussi créer des plantes ornementales avec des couleurs qui peuvent être modifiées sur demande.

– L’espérance de vie moyenne des hommes américains est de 79 ans, mais des chercheurs israéliens ont découvert une mutation génétique qui augmenterait la vie des hommes de 10 ans en moyenne. Les chercheurs ont identifié une variation génétique qui modifie la fonction de l’hormone de croissance et favorise la longévité chez les hommes, l’absence de l’exon 3 — partie d’un gène — du récepteur de l’hormone de croissance. On avait déjà constaté que le dysfonctionnement des voies biologiques associées à l’hormone de croissance et au facteur de croissance insulino-1 (IGF-1) contribuaient à la longévité. Ainsi dans la nature, les souches plus courtes de la même espèce subsistent habituellement plus longtemps. Par exemple, les poneys vivent plus longtemps que les chevaux, les races plus petites de chiens vivent plus longtemps que les plus grands.

Gil Atzmon de l’Université de Haïfa : « Notre objectif est maintenant de comprendre le mécanisme de la variation que nous avons trouvé, afin que nous puissions le mettre en œuvre et permettre la longévité, tout en maintenant la qualité de vie ».

– Une équipe d’étudiants chercheurs, Rony Laor-Maayany et Rotem Amar-Halpert, sous la direction Dr Nitzan Censor à l’Université de Tel-Aviv a identifié un mécanisme cérébral d’apprentissage rapide et efficace qui pourra dans l’avenir nous dispenser des fastidieux processus de mémorisation « par cœur ». Plusieurs expositions à des flashs courts, à plusieurs jours d’intervalle, ont les mêmes effets sur la mémoire que des heures de répétition.

70 participants en bonne santé de plus de 18 ans ont été exposés à une variété de stimuli visuels affichés sur un écran sous forme de flashes de quelques millisecondes, et ont ensuite été questionnés sur ce qu’ils ont vu. Les flashes courts réactivaient le mécanisme de la mémoire dans le cerveau, produisant ainsi un apprentissage sans pratique longue et fastidieuse. En outre, dans la mesure où l’exposition avait lieu à plusieurs jours d’intervalle, le cerveau aura eu le temps d’assimiler l’apprentissage, y compris pendant le sommeil.

Les résultats ont été surprenants : la courbe d’apprentissage et les performances des sujets exposés uniquement à des flashs courts, à plusieurs jours d’intervalle, n’ont été aucunement inférieures à celles des participants qui ont pratiqué cette même tâche pendant des heures, jour après jour. Dans les deux cas, la performance s’est améliorée d’environ 20% à 30% !

Problèmes de société
– Un sondage mené par le Centre Tami Steinmetz de l’Université de Tel Aviv auprès de 1.200 Palestiniens et 900 Israéliens a montré que seulement 53% des Israéliens et 52% des Palestiniens soutiennent la création d’un Etat palestinien indépendant aux côtés d’Israël. La tendance est au déclin lent et progressif de la solution à deux Etats parmi les Israéliens. Le manque de confiance a été le principal facteur qui a influencé la position des opposants, et non l’idéologie. Un tiers des Juifs israéliens qui ont exprimé leur opposition à la solution à deux Etats ont répondu qu’ils changeraient de position si l’accord comprenait la reconnaissance mutuelle par les Palestiniens des sites sacrés juifs en Cisjordanie. De même, une majorité de Palestiniens opposés à la solution à deux Etats ont déclaré être disposés à changer leur position si Israël acceptait de libérer tous les « prisonniers politiques ».

Dans chaque catégorie 15% ont déclaré être en faveur de l’expulsion de l’autre de leur terre.

L’hypothèse d’une « confédération », dans laquelle les Israéliens et les Palestiniens pourraient vivre où ils veulent, mais chacun voterait pour leur propre Parlement, avec une capitale unifiée à Jérusalem, est soutenue par 61% des Israéliens et 25% des Palestiniens.

45% des Juifs israéliens se sont prononcés en faveur d’un accord de paix, tandis que 18% ont soutenu le maintien du statu quo, 12% ont affirmé privilégier une guerre décisive contre les Palestiniens, et seulement 9% ont soutenu l’annexion par Israël de la Cisjordanie.

– En 2015, 53,579 couples se sont mariés dont 73% de Juifs, soit 6,4 pour mille. L’âge moyen du 1er mariage est 27,6 ans pour le marié et 25,2 ans pour la mariée. Le taux de célibat pour les hommes juifs de 25/29 ans est passé de 28% à 62% en 45 ans, pour les femmes il est passé de 13% à 46% ; pour les hommes juifs de 45/49 ans il est passé de 3% à 12% et pour les femmes juives de 2% à 9%.

– Merkaz Lé-Kalkala Médinit (Centre d’Economie publique) et la Fondation Freidrich Abert ont mené une enquête d’opinion auprès des jeunes de 15/24 ans qui montre une nette diminution de la laïcité et un glissement à droite sur l’échiquier politique. En 20 ans les orthodoxes sont passés de 9% à 15%.

– L’Institut Eretz Hemdah, avec le concours de l’Institut Pouah proposerait au chef Rabbinat de remplacer le document prouvant la judéité d’un individu par un examen génétique recherchant une mitochondrite dans l’ADN

– Selon le Bureau Central des Statistiques, Israël compte 8.743.000 habitants. En un an la population a augmenté de156.000 personnes. La population juive est de 74,6% et arabe de 20,9%.

Il y a 2.470.200 ménages, avec une moyenne de 3,1 personnes/ménage. Le taux global de fécondité est de 3,11, le plus élevé de l’Ocde. Le revenu moyen par ménage s’élève à 18.671 shekels/mois (5 300 dollars) avant taxes.

88% des Israéliens ont déclaré qu’ils étaient très satisfaits ou satisfaits de leur vie, 21% se sentent toujours ou souvent stressés, 6%) se sentent souvent seuls et 34% ont du mal à couvrir leurs dépenses mensuelles

74,2% des Israéliens vivent dans les villes, 14,9% dans les communautés d’agglomération. 5,6% de la superficie d’Israël est construite, avec 20% des terres utilisées pour l’agriculture, 2,4% sont des plans d’eau et 7,3% sont formées de forêts, bosquets et parcs nationaux.

Culture
– La bibliothèque nationale d’Israël s’efforce de réunir le patrimoine écrit juif en créant une base de données qui rassemble quelques dizaines de milliers manuscrits juifs numérisés dans le monde entier. Soit 50% du patrimoine et 4,5 millions d’images qui permettent de parcourir 45.000 documents inestimables, des prières à la littérature en passant par les traités scientifiques. Le site Ktiv devient une des principales bases de données pour le patrimoine écrit juif.

– Le film israélien « Foxtrot », réalisé par Shmoulik Maoz, a obtenu le Grand prix du festival annuel de la Mostra de Venise, 2e prix en importance après le Lion d’or, et il récompense le film qui a obtenu le plus de succès auprès du jury. Ce film controversé est une critique de l’action de Tsahal en Judée-Samarie, d’où forcément son succès à l’étranger

Santé
– Une étude clinique menée sous la direction du Prof. Shamgar Ben-Eliyahu de l’École de psychologie et de l’École des neurosciences de l’Université de Tel-Aviv, a montré qu’un traitement court et simple à base de médicaments existants contre le stress et la douleur conduit à une réduction considérable des risques de récidive post-chirurgicale du cancer. 15% des patientes atteintes du cancer du sein et 20% à 40% de ceux atteints d’un cancer colorectal connaissent une récidive métastasique après l’ablation d’une tumeur cancéreuse. Ce taux peut même atteindre jusqu’à 96% dans le cas du cancer du pancréas.

« Quand le corps est en état de stress, physiologique ou psychologique, il secrète une grande quantité d’hormones de la famille des prostaglandines et des catécholamines », explique le Prof. Ben-Eliyahu. « Ces hormones, qui diminuent l’activité des cellules immunitaires, favorisent indirectement le développement des métastases. De plus, elles aident directement les cellules cancéreuses restées dans le corps après l’opération à créer et développer des métastases dangereuses. Ainsi, en raison de l’exposition à ces hormones, les tissus cancéreux deviennent plus agressifs et métastatiques »

– Dr. Gabi Gerlitz de l’Université Ariel étudie le fonctionnement interne des cellules de mélanome qui migrent – metastasisent – dans l’espoir de déterminer comment bloquer ce processus. Lorsque les patients ont un cancer, 90% d’entre eux meurent de la migration des cellules cancéreuses vers des organes vitaux, et non de la tumeur primaire. « Quand on regarde les cellules en mouvement, on voit des fibres appelées cytosquelettes qui aident les cellules à migrer ainsi qu’à se déplacer et à remodeler leurs noyaux », déclare Gerlitz.

Un Américain sur cinq développera un cancer de la peau au cours de sa vie. Et les personnes qui ont une mutation dans le gène BRCA2 – augmentant le risque de développer des cancers du sein, des ovaires, de la prostate et du pancréas – courent également un risque accru de cancer de la peau. Pour les patients dont le mélanome est détecté dès le début, le taux de survie à cinq ans est d’environ 98 pour cent. Mais le taux de survie tombe précipitamment si la maladie a atteint les ganglions lymphatiques ou « se métastasise » et se propage à d’autres organes.

– Dr Hagai Levine de l’Université hébraïque de Jérusalem a compilé 200 études dans le monde, et montré que la quantité de spermatozoïdes dans le sperme des hommes a diminué de plus de la moitié au cours des 40 dernières années. Ainsi entre 1973 et 2011, la concentration de spermatozoïdes dans une éjaculation a baissé de 1,4 %/an, menant à une diminution de 52 % pour toute la période.

Après avoir considéré des facteurs comme l’âge, l’équipe de recherche a calculé que la concentration de spermatozoïdes est passée de 99 millions par millilitre en 1973 à 47,1 millions par millilitre en 2011.

Parmi les causes, on note l’exposition aux produits chimiques utilisés dans les pesticides et les plastiques, l’obésité, le tabagisme, le stress, le régime et même le manque d’exercice. Dr Levine : « Nous devons agir, par exemple par une meilleure réglementation des produits chimiques artificiels, et nous devons poursuivre la lutte contre le tabagisme et l’obésité ».

– 100 000 personnes souffrent d’insuffisance cardiaque de type diastolique. Dans cette pathologie, les ventricules n’arrivent plus à s’élargir après s’être contractés. Ils ne sont donc plus capables de jouer leur rôle de pompes et de rediffuser dans le corps le sang oxygéné en provenance des poumons. Dr. Yaïr Peled a mis au point une nouvelle méthode pour soigner cette pathologie, appliquée avec succès à l’hôpital Rambam de Haïfa où une équipe chirurgicale a implanté un petit ressort dans un ventricule du coeur d’un patient. Lorsque le coeur se contracte, le ressort suit son mouvement et provoque ensuite de manière naturelle le mouvement inverse, permettant ainsi à la pompe cardiaque de fonctionner correctement.

– La résistance aux antibiotiques développée par les bactéries est l’une des plus grandes menaces connues pour la médecine actuelle. Sous la direction de Dr. Ido Yosef et Pr. Udi Qimron, des équipes de la Faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv ont développé une technologie de pointe susceptible de neutraliser l’activité nuisible des bactéries pathogènes et de restaurer leur sensibilité aux antibiotiques. Elle consiste à élargir la gamme d’action des bactériophages, virus qui attaquent les bactéries dans le corps humain en leur insérant un nouvel ADN qui perturbe leur activité. Pr. Qimron : « Dans notre laboratoire, nous tentons de modifier les propriétés des bactéries en changeant leur ADN. De cette façon, nous pouvons leur donner les caractéristiques que nous choisissons, et neutraliser leurs fonctionnalités nuisibles pour l’homme, comme la création de toxines, la production de maladies et la résistance aux antibiotiques…. Changer l’ADN des bactéries pathogènes en utilisant des bactériophages est une technologie prometteuse dans la lutte contre de nombreuses maladies. Entre autre, elle peut aider à restaurer la sensibilité aux antibiotiques des bactéries qui ont développé une résistance aux médicaments communs ».

– Une étude l’Université de Tel Aviv révèle que les jeunes gens ayant un Indice de Masse Corporelle (IMC) élevé auraient plus de risques de développer un cancer du côlon et du rectum plus tard. L’obésité pourrait également être liée à un risque de cancer du rectum de 71% chez les hommes et à un risque multiplié par deux chez les femmes.

– Neta Shlezinger et Pr. Amir Sharon du Département de Biologie moléculaire et d’Ecologie des plantes de l’Université de Tel-Aviv ont découvert la stratégie employée par les cellules immunitaires pour lutter contre les spores de moisissure que nous respirons chaque jour par milliers : elles les font se suicider. Selon les chercheurs, la compréhension de ce mécanisme conduira au développement de traitements plus efficaces pour les personnes souffrant d’un système immunitaire déficient, en raison d’une maladie ou d’une chimiothérapie, par exemple.

Les chercheurs ont créé un champignon génétiquement modifié produisant une grande quantité d’une protéine particulière capable d’inhiber le processus du suicide cellulaire, et donc plus résistante aux cellules immunitaires. L’organisme infecté par le champignon modifié était davantage atteint, et a eu beaucoup de mal à se débarrasser de l’infection. Par contre, le système immunitaire de l’organisme infecté par le champignon normal a facilement réussi à provoquer le suicide des cellules fongiques, ce qui lui a permis de se débarrasser du champignon invasif rapidement et efficacement.


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