Tsedek-Info d’Israël -Mars-Avril

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Tsedek-Info d’Israël -Mars-Avril

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Distinctions & performances

– L’actrice et productrice Natalie Portman a gagné le Genesis Prize 2018, un prix de 1 million $ de la Fondation Genesis Prize, accordé chaque année à un individu juif qui sort de l’ordinaire (ce prix est appelé le Nobel Juif)
– Tal Flicker a obtenu la médaille d’or de judo catégorie 66kg au Grand Slam à Abou Dhabi

– Alon Day, 25 ans, Ashdod, remporte le championnat européen de NASCAR, course automobile en Belgique

– Au Grand Prix de Tashkent de judo, Or Sasson a pris la première place de la catégorie des plus de 100 kg, de même que Sagi Muki dans la catégorie des moins de 81kg.

– L’Index mondial sur la sécurité alimentaire 2017, publié par Economist Intelligence Unit and DuPont, place Israël à la 19ème place sur 113 en termes d’accessibilité, de disponibilité et de qualité des aliments

High Tech

– Créée en 2004 par Joseph Segman, spécialisée dans la fabrication d’appareils de suivi médical, Cnoga Medical, travaille sur un nouveau glucomètre, qui permet, pour le contrôle de la glycémie, de remplacer l’inconfortable piqûre au doigt par une analyse infrarouge via une caméra et une série de petits LED. L’appareil analyse les images reçues et interprète les changements de couleurs du doigt de l’utilisateur en fonction de son taux de glucose.

– Développé par Urban Aeronautics, le Cormoran est capable de transporter 4 personnes et 500 kg de matériel médical là ou les hélicoptères ne vont pas. Compact (6,20 x 3,50 x 2,30 m), il possède 4 rotors carénés FancraftTM lui permettant de voler et d’atterrir à la verticale dans toutes les zones difficiles. Urban Aeronautics est une société pionnière dans le développement de véhicules pilotés et non-pilotés à décollage et atterrissage verticaux (VTOL)

– La start-up israélien Healthymize, fondée par Dr Shady Hassan et Dr Daniel Aronovich, avec l’aide de Rafi Gidron, a développé une technologie basée sur l’intelligence artificielle, entièrement automatisée, hébergée dans le nuage, pour surveiller les profils de voix et l’évolution de l’état de santé chez les patients souffrant notamment de l’asthme, de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), de l’insuffisance cardiaque ou des maladies mentales.

– ‍Fondée en 2011, la start-up israélienne Precognize de Tirat haCarmel utilise l’intelligence artificielle pour analyser les données, détecter les risques et envoyer des avertissements. Chen Linchevsky, son président fondateur : « En utilisant une grande quantité de données reçues de milliers de capteurs installés autour des centrales ou des usines, la technologie de maintenance prédictive développée peut traduire les informations brutes en avertissement spécifique, suffisamment tôt pour éviter les problèmes et anticiper une réponse… Dans un environnement très complexe, il y a des milliers d’anomalies et il existe un fossé énorme entre les anomalies des données et les problèmes réels des usines. Les irrégularités n’apparaissent généralement pas sous forme visuelle, et il est souvent difficile de comprendre s’il y a un réel problème qui nécessite de l’attention, ou si c’est simplement une fausse alarme…‍ La technologie de Precognize construit une représentation modélisée de l’usine et projette les anomalies des données sur le modèle, afin d’agréger tout ce bruit en quelques alertes significatives »

– Dr Nitai Drimer, Directeur Technique de « Gili Ocean Technology » et professeur au Technion a développé des structures marines en haute mer, là où

on trouve de puissants courants et de fortes vagues, pour faire évoluer la pisciculture. L’idée de remettre les poissons à l’eau en installant des cages piscicoles en haute-mer est une véritable révolution. Dans un essai grandeur nature au large du port d’Ashdod, à 12km de la côte, il a installé un système expérimental, appelé Subflex, consistant en une succession de cages liées entre elle par une structure flexible qui reste en suspension grâce au courant marin. Il produit déjà 400 tonnes de poissons par an. Gili Ocean Technology travaille aujourd’hui sur « Beregit », la plus grande structure piscicole de haute-mer du monde qui produira jusqu’à 2000 tonnes/an de poissons.

Archéologie

– Les archéologues de l’université de Tel Aviv ont découvert les restes d’une femme égyptienne enceinte dans la vallée de Timna au sud d’Israël, à proximité d’un ancien temple égyptien, dans une zone autrefois connue sous le nom de “Mines du roi Salomon”. Ces mines de cuivre, auraient été exploitées pendant 500 ans, entre le 9ème et le 14ème s. avant notre ère. « Il est très rare de trouver des restes humains à Timna, et c’est la première fois que nous trouvons une femme », a déclaré Erez Ben-Yosef, directeur des fouilles. « Il n’y a pas de sources d’eau à Timna et c’est très inhospitalier, donc personne ne s’y est jamais installé de façon permanente… La maison était proche des sources d’eau, et les gens ne venaient que pour de brèves expéditions en hiver pour extraire le cuivre » -Deux perles de verre bien conservées trouvées dans sa tombe ont permis de relier la femme à la déesse égyptienne Hathor, connue comme la protectrice des mineurs, pour qui le temple adjacent a été construit pour assurer la sécurité et la générosité des mineurs.

Révélations

Le saviez-vous ? « ToD Innovation Lab » est un laboratoire d’innovation installé dans la Tour de David à Jérusalem qui cherche à donner vie aux récits historiques, culturels et archéologiques juifs, en utilisant les dernières technologies 3D. Il se spécialise dans l’intégration, le pilotage et le développement de solutions technologiques tout en fournissant un espace de travail, d’équipement et un site bêta en temps réel pour les startups et les leaders de l’industrie de la capitale.

Le saviez-vous ? Pr Berta Levavi-Sivan de l’Université Hébraïque de Jérusalem a développé un procédé permettant d’augmenter de 25% la récolte de poissons dans les mêmes conditions d’aquaculture pratiquées jusqu’à ce jour.

Le saviez-vous ? Selon Yossi Yovel de l’Unversité de Tel Aviv, les bébés chauve-souris apprennent le langage de leurs congénères et adoptent le dialecte de leur groupe, plutôt que celui de leur mère.

Le saviez-vous ? Tel Es-Sakan ou « colline des cendres » est un espace de 10 ha de Canaan, sur la route vers l’Egypte, qui abrite la ville la plus ancienne du Moyen Orient, vieille de 60 siècles, construite avant les Pyramides.

Le saviez-vous ? Zebra, la startup israélienne spécialisée en médecine numérique, a développé une intelligence artificielle pour détecter les conditions de santé d’une personne par l’intermédiaire de l’analyse approfondie des examens médicaux en tout genre.

Défense

Israel Aerospace Industries (IAI) a développé un nouveau drone Air Hopper, conçu afin de pouvoir remplacer les hélicoptères dans des environnements risqués. Il peut ainsi emporter entre 100 et 180 kg et son autonomie peut atteindre les deux heures. Il se déplace à une vitesse maximale de 120 km/h, permettant d’atteindre des zones reculées très rapidement. Il répond aux besoins de transporter des équipements logistiques sur le champ de bataille durant les affrontements en évitant de perdre des vies. L’opérateur peut suivre le drone à distance, depuis une zone sécurisée.

Inventions et découvertes

– Alex Liebenson et Marc Reichstett, deux étudiants du Holon Institute of Technology en collaboration avec des étudiants de l’Université Bar-Ilan, ont réussi à mettre au point une méthode permettant de diagnostiquer la sclérose en plaques, en deux ou trois minutes à partir de l’imagerie, avec une certitude voisine de 100%. Ils ont développé un algorithme qui permet de scanner en deux ou trois minutes les centaines d’images produites par l’IRM (Imagerie par résonnance magnétique) et détecter éventuellement les cellules du système nerveux qui sont atteintes. La même méthode pourrait être utilisée pour détecter rapidement d’autres maladies à partir des résultats d’examens par IRM, comme par exemple la cancer ou le sida.

– Sous la houlette de Dr. Alina Karabchevsky des chercheurs de l’Université Ben Gourion ont développé un « Tapis de camouflage » appelé « Light-on-a-Chip » (se cacher au-dessus du tapis), un nouveau type de méta-surface, un matériau artificiel sur une puce, qui peut être placé sur n’importe quel objet afin de créer un nouveau chemin pour la lumière, en déviant et diffusant la lumière de l’objet, le rendant invisible. La capacité visuelle des humains et des animaux provient de l’interaction de la lumière, des yeux et du cerveau : nous avons la capacité de voir parce que la lumière d’un objet peut se déplacer dans l’espace et atteindre nos yeux. L’objet que nous voyons reflète réellement la lumière dans nos yeux. Le « Tapis de camouflage » fait fléchir la lumière et l’empêche de heurter l’objet, afin qu’elle ne nous soit pas réfléchie et que l’objet soit donc invisible à notre vue. Si l’objet couvre 70 % de la méta-surface, il peut être dissimulé. Selon la théorie de Karabtchevski, les nanoparticules cylindriques ayant un indice de réfraction de 1,3 peuvent être rendues invisibles. Les objets métalliques et non métalliques peuvent devenir invisibles, de même que l’eau, les fluides corporels humains, le Téflon, qui ont tous un indice de réfraction d’environ 1,3. « Ces résultats ouvrent la porte à de nouveaux dispositifs photoniques intégrés, exploitant les champs électromagnétiques de la lumière à l’échelle nanométrique pour une variété d’applications, des dispositifs optiques sur puce au traitement tout optique », a déclaré Karabchevsky.

– Pr. Marek Karliner de l’École de physique et d’astronomie de l’Université de Tel-Aviv a constaté que la fusion des particules élémentaires qui constituent les protons et les neutrons, connus sous le nom de quarks, produit une énergie 10 fois supérieure à celle de la fusion nucléaire, et donc de celle d’une bombe à hydrogène. Avec le Pr Jonathan Rosner de l’Université de Chicago, il a compris que la mesure précise de la masse de cette nouvelle particule leur permettait pour la première fois de simuler le processus de fusion au niveau des quarks, et d’en calculer les résultats. Les quarks lourds se décomposant en un dixième de picoseconde (billionnième de seconde) après leur création, toute application pratique de cette découverte ne peut être dangereuse.

– Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer est aujourd’hui un processus coûteux et invasif, utilisant principalement l’imagerie cérébrale PET-scan et la ponction lombaire. Les protéines dites bêta-amyloïdes — qui s’agglutinent dans le cerveau en plaques collantes– sont les premiers signes de la maladie et apparaissent sur la rétine jusqu’à 15 ans avant le début de tout symptôme. Fondée par Eliav Shaked, MA en ingénierie biomédicale de l’Université de Tel-Aviv, la startup RetiSpec, a développé un scanner oculaire portable qui permettra aux médecins d’identifier les signes précoces de la maladie d’Alzheimer jusqu’à quinze ans avant l’apparition de tout symptôme, par un simple examen de la rétine. Eliav Shaked : « Il n’y a pas de remède contre cette maladie. Mais le dépistage précoce permettrait aux patients d’adopter des modifications de régime et de style de vie pour ralentir sa progression ou même son apparition, et ils pourraient se préparer financièrement et émotionnellement »

– Pr Carmit Levy de l’Ecole de médecine Sackler à l’Université de Tel Aviv, en collaboration avec Dr Jacob Hanna de l’Institut Weizmann, a réussi à transformer des cellules matures de n’importe quel organe du corps en cellules de la peau. Réalisée sur la souris, cette manipulation génétique ouvre des horizons énormes. Mené à son terme, ce développement pourra générer des cellules mélanocytes et guérir la surdité.

– Pr Haim Cohen directeur de l’Institut d’étude du Vieillissement à l’Université Bar Ilan a réussi à prolonger l’âge moyen des souris de 10%. Avec son équipe, il cherche à développer un médicament pour faire évoluer le métabolisme dans le sens d’une plus grande durée de vie, pouvant atteindre 120 ans en bonne santé. Cette avancée devrait encourager les pouvoirs publics à financer les études sur le vieillissement…

– La conception et la manipulation du verre nécessite un traitement thermique à haute température avoisinant les 1000 °C. On a longtemps compris comment certains organismes marins sont capables de former des architectures en verre, appelées spicules, dans les eaux froides.

Pr Zolotoyabko, de l’Institut de technologie Technion et son équipe ont utilisé les méthodes de rayons X les plus avancées, la nano-scanographie et la diffraction focalisée des rayons X, pour découvrir les principes de la morphogenèse des spicules dans certains types d’éponges marines. Les éponges marines sont l’un des organismes multicellulaires les plus anciens. Le fossile le plus ancien date de plus d’un demi-milliard d’années. Les Demospongiae et les Hexactinellida, deux classes d’éponges, synthétisent des éléments squelettiques à base de silice minéralisée, appelés spicules de verre, qui apportent aux animaux un soutien structurel et une résistance mécanique qui les aide à se protéger de leur environnement. Les spicules ont une taille allant du millimètre au micron, et présentent une diversité de morphologies ramifiées tridimensionnelles très régulières qui est un exemple de symétrie dans les systèmes biologiques. Au cours de la formation du spicule, le processus de dépôt de la silice est modélisé par un filament organique axial. Le filament, jusqu’à 3 mm de diamètre, est principalement composé de protéines activé par des enzymes composé de silicate et de ses dérivés qui catalysent la bio-fabrication de la silice, le processus étant génétiquement contrôlé par des cellules spécialisées, appelées sclérocytes. Pr Zolotoyabko : «En utilisant un filament axial cristallin, la nature a maîtrisé la fabrication de structures de verre extrêmement complexes à basse température, ce qui dépasse largement les capacités de la technologie humaine actuelle. Une meilleure compréhension de la façon dont les organismes régulent la ramification dans les filaments, pourrait être adoptée dans la production de matériaux nanocristallins, technologiquement pertinents, complexe pour la nano-électronique. Imiter des recettes naturelles en laboratoire nous permettra de développer de nouvelles technologies de verre fonctionnant à température ambiante, au lieu des 1000° C nécessaires aujourd’hui »

Problèmes de société

– Selon les dernières statistiques de natalité, le taux de fertilité de la population juive est de 3,16 en hausse et celle de la population arabe de 3,11 en baisse, alors qu’elle était de 9,5 en 1960.

– Israël a perdu deux places au classement « Doing Business 2018 » réalisé par la Banque mondiale, passant de la 52ème à la 54ème position, ce qui souligne un environnement d’affaires lourd et onéreux ayant un impact négatif sur la compétitivité du pays, a estimé mercredi l’Institut israélien de la Démocratie. Il y a 11 ans, la « nation start-up » figurait à la 26ème place dans la même catégorie. « L’incapacité à venir à bout de régulations lourdes crée des incitations négatives poussant à une corruption des comportements parce que les entreprises ont le sentiment qu’elles doivent s’appuyer de plus en plus sur des intermédiaires pour éviter les processus bureaucratiques … De même une bureaucratie plus lourde affecte de manière négative l’égalité des chances, dans la mesure où les entreprises importantes peuvent engager les services de comptables, de juristes et d’intermédiaires pour aider à accélérer les processus de régulation, tandis que les petites et moyennes entreprises n’ont pas les moyens de le faire… Finalement, ce sont les consommateurs israéliens qui souffrent du lourd fardeau des régulations qui caractérisent l’environnement des affaires dans le pays » selon un responsable de l’Institut. Selon le rapport, il faut quatre procédures et 12 jours pour lancer une entreprise en Israël, tandis que la gestion des permis de construire exige 15 procédures et 209 jours, avec 81 jours pour enregistrer une propriété. En contraste, créer une entreprise en Nouvelle-Zélande prend une journée et demi et ne nécessite qu’une seule procédure, et il faut 93 jours pour prendre en charge des permis de construire, au cours de 11 procédures différentes.

– Selon le sondage « Peace Index » de l’Université de Tel Aviv et de « Israel Democracy Institute’s Guttman Center », 85.2% de Juifs israéliens pensent que les citoyens laïcs et de droite sont les plus attachés à la société israélienne, contre 8,8% qui pensent le contraire. 49.8% pensent que les Juifs de gauche sont attachés à la société contre 40,9% qui pensent le contraire. 45.1% des Juifs et 54,1% des Arabes sont contents de leur situation dans la société, contre 15% des Juifs et 12,1% des Arabes qui pensent le contraire. Il y a autant de Juifs qui accordent leur confiance au 1er ministre Netanyahou que de Juifs qui ne lui font pas confiance.

– L’analyse de l’ADN mitochondrique, qui est transmis par la mère, permet de suivre les générations dans le temps. Ainsi une étude de Prof. Karl Skorecki, éminent généticien du Technion et du Centre médical Rambam de Haifa et de Dr. Shai Tzur établit que 40% des Juifs ashkénase sont les descendants de 4 femmes ayant quitté le Moyen Orient, il y a plus de 1000 ans et qui se sont installées en Europe. Il n’y a pas de gène « juif », la mitochondrie ne permettant de suivre qu’une hérédité particulière.

Environnement

– Uri Schor, porte-parole de l’Autorité israélienne de l’eau : « Personne n’imaginait que nous serions confrontés à une telle situation, avec plusieurs années de sécheresse consécutives. Cela ne s’était jamais produit » – Israël envisage la construction d’une nouvelle usine de désalinisation et l’installation de plusieurs réservoirs pour recevoir l’eau de pluie. L’Autorité de l’eau, a déjà investi 4,3 milliards $. Le secteur privé, de son côté, a investi 2 milliards $ dans la construction de cinq usines de désalinisation. Selon la Banque mondiale, la pénurie d’eau au Moyen Orient pourrait aggraver la crise migratoire et conduire à des conflits ouverts.
– Une étude menée par le doctorant Roi Maor sous la direction du Prof. Tamar Dayan de l’Ecole de Zoologie et du Musée Steinhardt d’Histoire naturelle de l’Université de Tel-Aviv a confirmé une hypothèse formulée dès les années 30, selon laquelle les ancêtres des mammifères étaient adaptés à l’activité nocturne pour éviter de côtoyer les dinosaures, et sont devenus des animaux diurnes peu après leur disparition. L’étude montre comment la répartition du temps d’activité a permis une coexistence stable entre les différentes espèces et souligne le lien entre le passage à l’activité diurne et la prolifération des mammifères. On a constaté qu’une activité diurne partielle est apparue chez les mammifères environ 200 000 ans après l’extinction des dinosaures. Pr. Dayan « La possibilité de fonctionner pendant la journée avec la fin du règne des dinosaures est probablement l’une des causes de la prolifération des mammifères, et du développement rapide d’un éventail différencié des espèces depuis. De plus, l’étude souligne que la répartition du temps d’activité, comme celle des autres ressources de la nature, permet la coexistence stable entre les différentes espèces ».

– Dr Eli Eisenberg de l’Université de Tel Aviv et son équipe a percé l’incroyable secret de l’intelligence hors-norme des céphalopodes. D’une part Homo Sapiens Sapiens – vertébré d’environ 1m60/1m70, pesant 62 kg dont 1,5 kg de matière grise – l’espèce la plus « intelligente » sur terre. Face à lui, un ridicule poulpe, d’un mètre pour à peine 1 kg. A priori, peu les rapproche. Pourtant, les céphalopodes, dont font parti les poulpes, ont les cerveaux les plus gros rapportés à leur masse respective et les systèmes nerveux les plus complexes des invertébrés (insectes, méduses, éponges, mollusques, arthropodes, etc.). Et comme leurs homologues Sapiens, ils sont dotés d’une intelligence hors norme. Si certains sont capables d’ouvrir le couvercle d’une boite contenant de la nourriture, les céphalopodes sont surtout connus pour leur compétence à se situer dans un lieu et s’y fondre, à naviguer, à chasser, mais aussi à communiquer ou utiliser des outils.

Agriculture et botanique

La biologiste Yaël Goldberg de l’Université hébraïque de Jérusalem et des experts agronomes ont cultivé des plants de tomates près d’Akko, irrigués seulement trois semaines en début de saison, et qui n’ont reçu aucune goutte d’eau par la suite. Ces plants ont été génétiquement sélectionnés parmi 40 000 plants, devant satisfaire de nombreux critères : résistance à la sécheresse, bon rendement se passant des OGM, goût, bonne teneur en sucre et belle couleur, afin de satisfaire les standards d’une commercialisation à grande échelle. L’approche a consisté à utiliser la biodiversité naturelle, selon la méthode dite « d’hybridation »

Économie

Le pays héberge entre 5000 et 7000 startups. Celles-ci ont levé environ 4,8 Md$ en 2016, soit 11% de plus qu’en 2015. Plus de 85% de ces fonds sont d’origine étrangère, les 2/3 sont américaine et ¼ chinois. 423 $/hab ont été investis dans les startups en Israël en 2015 contre 186 $/hab aux États-Unis et 16 $/hab en Europe.

Santé

– De nombreux hommes souffrent d’éjaculation précoce. L’éjaculation se déroule en deux phases. D’abord, les canaux déférents, les vésicules séminales et la prostate se contractent afin d’expulser le sperme vers la base de l’urètre. Ensuite, un muscle situé autour de la base de la verge et de l’anus se contracte par saccades afin de faciliter l’expulsion du sperme par le méat urétral. Virility Medical a créé un patch qui vient s’apposer à la base du pénis, au niveau du muscle pubo-coccygien du périnée. L’appareil comporte deux bandes de métal fonctionnant comme des électrodes et un module de communication lui permettant d’échanger des données avec une application mobile. Equipés de ce patch les hommes ont la possibilité de contrôler leur éjaculation, en modifiant le degré de contraction des muscles utilisés dans le processus de l’éjaculation. Ce patch est à usage unique, coûte environ 15 euros et l’éjaculation dure en moyenne 3,5 fois plus longtemps.

– D’après une étude menée par le Pr Daphna Joel de l’École de psychologie et de l’École des neurosciences de l’Université de Tel-Aviv, une grande partie des différences sexuelles n’ont aucune base génétique et sont le résultat de l’environnement. Des milliers d’années de vie dans un environnement sexo-spécifique ont « dispensé » nos gènes de la nécessité de développer les mécanismes qui assurent les différences de comportement entre les sexes.

Selon Pr Daphna Joel : « Le fait qu’un comportement particulier réapparaisse à chaque génération ne signifie pas nécessairement qu’il soit inscrit dans nos gènes » – Il faut déconstruire l’analogie généralement admise entre l’hérédité, transfert d’informations de génération en génération, et la génétique, transfert de l’information d’une génération à l’autre par les gènes. «Lorsque l’environnement est suffisamment stable, il peut fournir les conditions de l’apparition d’un comportement qui passe d’une génération à l’autre. Par exemple, on pense généralement que les moutons préfèrent s’accoupler avec des moutons – préférence qui présente un avantage clair sur le plan de l’évolution – pour des raisons génétiques. Mais des expériences ont montré que des moutons élevés par des chèvres préféreront s’accoupler avec des chèvres plutôt qu’avec d’autres moutons ». Les gènes ne sont pas les seuls facteurs de l’hérédité.

– Dans un cancer, ce sont les métastases qui sont la cause principale de la mort du patient. Les métastases sont des cellules très résistantes, capables de survivre et de se répandre dans le corps, dans des conditions difficiles pour elles, c’est à dire même sans oxygène, sucre ou autre « nourriture ». ces métastases ont appris à survivre en utilisant un système identique à celui des cellules des spermatozoïdes. Pr. Ouri Ner, directeur du laboratoire de recherche sur le cancer à l’Université Bar-Ilan a réussi à isoler deux enzymes qui permettent aux spermatozoïdes de survivre jusqu’à l’ovule. Or ces deux enzymes se trouvent également dans les métastases. Pr Ner a mis au point un médicament capable de tuer les métastases cancéreuses. Il explique : «Lorsque l’on administre ce médicament aux cellules cancéreuses ou aux métastases, il perturbe leur activité ce qui les pousse à fournir une énergie décuplée pour tenter de survivre. Mais elles finissent par succomber métaboliquement par manque d’énergie ». Cette découverte est une grande avancée car elle supplante des méthodes contraignantes comme la chimiothérapie ou la radiothérapie.

– CorNeat Vision de Ra’anana a mis au point un implant de cornée synthétique appelé CorNeat KPro, utilisant une nanotechnologie cellulaire avancée pour intégrer l’optique artificielle dans le tissu oculaire.
– Pr Shulamit Levenberg, doyen de la faculté d’ingénierie biomédicale du Technion, le professeur Daniel Offen, de l’école de médecine de Tel Aviv Université et le chef du laboratoire de neuroscience ont développé une méthode de réparation de la moelle épinière endommagée basée sur l’ingénierie tissulaire et l’implantation de cellules souches prélevées sur la muqueuse buccale près des gencives. Pr Levenberg : « Dans le passé, les scientifiques ont réussi à réhabiliter la moelle épinière blessée en utilisant des cellules souches. Mais c’est la première fois que les cellules souches restaurent la sensation de membres et la capacité motrice complexe, y compris la marche rapide, de manière significative, en quelques semaines seulement » –