Israel ou Le désert refleuri

« Le désert tressaillira d’allégresse et fleurira comme un narcisse; il se couvrira de fleurs […] Moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas. »

 

« Je ferai jaillir des fleuves sur les dunes et des sources au milieu des vallées […] Je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier, je placerai dans la steppe le cyprès, l’orme et le buis, tous ensemble; afin qu’ils voient, qu’ils reconnaissent, qu’ils observent et comprennent ensemble que la main de l’Eternel a fait ces choses, que le Saint d’Israël les a créées ! » (Esaïe 35:1-2 et 41:17-20)

 

Autrefois, les prophéties concernant le jugement qui devait atteindre le peuple et le pays d’Israël se sont pleinement accomplies.

Au premier siècle de notre ère, en l’an 70, l’empereur romain Titus détruisit la ville et le temple de Jérusalem, puis déporta les judéens qui furent dispersés jusqu’à notre époque parmi toutes les nations. Déjà, 500 à 600 ans avant Jésus-Christ, les enfants d’Israël appartenant aux dix tribus du Nord avaient été vaincus par leurs ennemis et déportés en Babylonie et au-delà, car ils refusaient d’écouter les avertissements et l’appel à la repentance que Dieu leur adressait par la bouche de ses serviteurs :

« Revenez chacun de votre mauvaise voie, réformez vos voies et vos agissements ! Mais ils disent : c’est sans espoir ! Car nous suivrons nos idées, nous agirons chacun selon l’obstination de notre mauvais coeur ! […] Nous ne voulons pas écouter la parole que tu nous as dite au Nom de l’Eternel » (Jér. 18:11-12, et 44:16)

« Ils sont retournés aux fautes de leurs premiers pères, qui ont refusé d’écouter mes paroles, et ils se sont ralliés à d’autres dieux, pour leur rendre un culte. La maison d’Israël et la maison de Juda ont rompu mon alliance, c’est pourquoi je fais venir sur eux le malheur […] Si vous n’écoutez pas ceci, mon âme pleurera en secret, à cause de votre morgue, je verserai des larmes, parce que le troupeau de l’Eternel sera emmené captif  » (Jér. 11:10, 13:17)

« Sur les montagnes, sur les pâturages du désert, je veux pleurer et gémir,car ils sont brûlés, personne n’y passe, on n’y entend plus la voix des troupeaux; depuis les oiseaux du ciel jusqu’aux bêtes, tout s’en est allé. Je ferai de Jérusalem un monceau de ruines, un repaire de chacals, et je réduirai les villes de Juda en désolation, sans habitants […] Pourquoi le pays est-il perdu, brûlé comme un désert où personne ne passe ? (Jér. 9:9-11)

 

Le pays « où coule le lait et le miel » était devenu un désert !

Le pays d’Israël disparut, même son nom fut changé en celui de Palestine par les Romains. Il ne fut plus qu’une contrée toujours très convoitée à cause de sa situation stratégique, et successivement occupée (Romains, domination bysantine, Perses, Arabes, Croisés, Mamelouks, Turcs, Anglais), mais jamais plus une nation. Dès le deuxième siècle, la population juive restée en Palestine après la victoire de Titus subit de nouveau de terribles répressions et, bien que toujours présente, demeurera désormais très minoritaire, se réduisant parfois à quelques bourgades misérables et isolées. A certaines époques seuls quelques bédouins traversent le pays qui, de par les massacres, les famines et les épidémies successives, prend un aspect lunaire, qu’il gardera jusqu’à la fin du XIXème siècle.

 

Au témoignage biblique s’ajoute celui de nombreux visiteurs illustres :

« La plus grande partie du Levant et tout particulièrement la Palestine apparaissent comme des pays stériles et sous-peuplés, une terre sans peuple » (Lord Shaftesbury – 1850)

« Jaffa ne présente qu’un méchant amas de maisons… Nous nous avançâmes dans la plaine du Saron, dont l’Ecriture loue la beauté… Le sol n’offre de toutes parts que des chardons, des herbes sèches et flétries, entremêlées de chétives plantations… Ici et là paraissent quelques villages toujours en ruine… Nous découvrîmes Jérusalem par une ouverture des montagnes… Je croyais voir un amas de rochers brisés : l’apparition subite de cette cité des désolations au milieu d’une solitude désolée avait quelque chose d’effrayant; c’était véritablement la reine du désert… » (Chateaubriand – 1806)

« Contrée desséchée et désertique… Stérilité de la Judée…paysage décoloré – lèpre – incrustation de malédictions… La nudité absolue de la désolation… Jérusalem… La couleur de la ville tout entière est le gris et elle vous regarde comme l’oeil gris et froid d’un vieillard froid… Aucun pays ne dissipe plus rapidement les rêves romantiques que la Palestine – en particulier Jérusalem. » (Herman Melville – 1857)

« Le pays est vide d’habitants à un degré inimaginable; il a besoin, avant toute chose, d’une population » (1857, dans une dépêche du consul britannique à Jérusalem envoyée au ministre des Affaires étrangères)

« Pays imaginaire… La vallée de Jezréel célébrée par la Bible n’existe plus : on ne trouve pas un seul village dans toute son étendue, sur trente miles au moins, quelle que soit la direction qu’on emprunte… Il y a bien deux ou trois campements de bédouins, mais pas la moindre habitation permanente… on peut parcourir dix miles à cheval sans rencontrer plus de dix êtres humains. » (Mark Twain – 1867)

« Une contrée infiniment silencieuse… toujours plus désolée et solitaire… une vaste campagne à l’abandon, dont les ruines ne se relèveront jamais. » (Pierre Loti – 1895)

 

Dieu veille sur sa Parole pour l’accomplir !
« De même que j’ai fait venir sur ce peuple tout ce grand malheur, de même je ferai venir sur eux tout le bien dont je parle à leur sujet. » (Jér. 32:42)

 

Vaincus, dispersés aux quatre coins du monde, les enfants d’Israël ont espéré, priant chaque jour du fond de leur exil : « L’ shanah haba’ah b’yerushalayim ! » (L’année prochaine à Jérusalem !) Chaque jour ils devaient mentionner Sion dans leurs prières, se remémorant par l’étude de la Torah les lois qu’ils ne pouvaient pas appliquer sans le Temple : « Si je t’oublie Jérusalem, que ma main droite se dessèche… » (Ps. 137),

Car tous les prophètes avaient annoncé – Oracle de l’Eternel – qu’un jour viendrait où ils seraient rétablis sur leur terre :

« Je te rebâtirai, et tu seras rebâtie, Vierge d’Israël ! […] tu planteras encore des vignes […] Nations, écoutez la Parole de l’Eternel, et publiez-la dans les îles lointaines ! Dites : Celui qui a dispersé Israël le rassemblera et Il le gardera comme un berger son troupeau […] Ils afflueront vers les biens de l’Eternel, le blé, le vin nouveau, l’huile, le petit et le gros bétail; leur âme sera comme un jardin arrosé (…) Je changerai leur deuil en gaîté et je les consolerai […] Voici : Je les rassemblerai de tous les pays où je les ai bannis dans ma colère, je les ramènerai dans ce lieu et je les ferai habiter en sécurité. » (Jér. 31 – 630 ans environ avant J-C)

« Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël; ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et en mangeront les fruits. Je les planterai sur leur terre, et ils ne seront plus arrachés de leur terre, celle que je leur ai donnée, dit l’Eternel, ton Dieu. » (Amos 9:14-15, 787 ans avant J-C)

 

« Dans l’avenir Israël poussera des bourgeons et des fleurs, et remplira le monde de ses produits ! » (Esaïe 27:6)

 

Un phénomène unique dans l’histoire du monde.

On ne peut que constater le miracle du rassemblement et du retour sur la terre de ses ancêtres, d’un peuple qui était errant et dispersé parmi toutes les nations depuis près de 2000 ans :

« En ce jour, le Seigneur rassemblera les bannis d’Israël, et Il recueillera les dispersés de Juda des quatre coins de la terre. » (Esaïe 11:12)

Ecrit par Mark Twain, au XIXème siècle : « Les Egyptiens, les Babyloniens, les Perses se sont élevés, ont rempli la planète avec leur retentissement et leur splendeur, puis se sont évanouis dans un rêve. Les Grecs et les Romains suivirent et firent beaucoup de bruit, et ils disparurent. Dautres peuples ont vu le jour et ont tenu leur flambeau très haut pour un temps mais il s’est éteint, et ils sont maintenant assis dans la pénombre, ou ont disparu. Le Juif les a tous vus, tous battus, et maintenant il est ce qu’il a toujours été…, ne présentant aucune infirmité de l’âge, aucun affaiblissement de ses composantes, aucun ralentissement de ses énergies, aucun ternissement de son esprit alerte et combatif. »

 

C’est vers la fin du XIXème siècle seulement que les juifs ont commencé véritablement à repeupler ce petit coin de terre appelé Palestine, aride et infesté de malaria. (Voir les articles en relation au bas de cette page). L’Etat d’Israël fut proclamé en 1948, et en moins de 70 ans le pays est devenu 10ème puissance économique du monde, avec le niveau de vie le plus élevé au Moyen-Orient ! Il est exportateur non seulement de fruits, de légumes et de fleurs en grande quantité, mais aussi de nombreux produits de haute technologie dans tous les domaines, notamment en informatique, en médecine, en armement, cumulant inlassablement un nombre record de prix Nobels et de brevets déposés.

Les 800 000 juifs russes venus s’installer en Israël à la fin du siècle dernier représentaient une population hautement qualifiéé d’ingénieurs, de médecins, d’universitaires, etc…, qui ont grandement contribué à sa réussite économique et à sa transformation. Israël possède une des meilleures et plus puissantes armées au monde, et vient en aide en de nombreux points de la planète dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’élevage, la désalinisation de l’eau de mer, ou le secours efficace en cas de catastrophes naturelles…

Tout cela malgré six guerres et l’hostilité constante de ses voisins ennemis (attentats suicides, menace incessante de lancers de roquettes, boycott, calomnies et guerre médiatique…), nécessitant formation et haute vigilance en permanence. A ceci s’ajoutent les difficultés d’assimilation des populations arrivant de tous les pays et de toutes les cultures, ce que des experts américains avaient jugé impossible dans l’immédiat !

 

Le rôle déterminant du Kibboutz dans la réussite du pays

« Si Herzl fut le visionnaire, David Ben Gourion fut l’architecte et l’organisateur… Travailleur sans relâche, visionnaire à son tour, opiniâtre,…il était le prototype même de ce pionnier israélien qui doit faire face aux situations les plus extrêmes. Il lui fallut faire face à des défis d’uns complexité incroyable…, toujours avec cette devise : « Le difficile, nous le faisons immédiatement. L’impossible prend un peu plus de temps »… Il donna lui-même l’exemple en devenant membre du kibboutz Sdé Boker dans le Néguev.

Créé à partir de 1911, le kibboutz est, selon les historiens, le mouvement communautaire qui a le mieux réussi dans le monde. Le kibboutznik est devenu le prototype de l’élite des pionniers, qui dédaigne l’auto-complaisance, sacrifie ses intérêts personnels pour le bien commun, travailleur acharné mais aussi rêveur et amoureux de sa terre… Les kibboutzniks ont fourni un nombre impressionnant de députés, d’officiers, de pilotes… C’est au sein du kibboutz que naît la haute technologie qui a amené le pays tout entier dans cette position avant-gardiste aujourd’hui. Confrontés à l’infertilité du sol (75% de déserts) et l’hostilité environnante, les kibboutzniks se tournent alors vers l’innovation … »

(Recueilli sur le journal Keren Israël n° 104)

 

Ce n’est pas à cause de ses mérites que le peuple d’Israël jouit d’une telle réussite

La Bible dit que c’est à cause du Saint Nom de l’Eternel (Ez. 36:22), des promesses faites à ses pères : « L’Eternel t’a choisi pour que tu sois un peuple qui Lui appartienne en propre parmi tous les peuples qui sont à la surface de la terre. Ce n’est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples que l’Eternel s’est attaché à vous et qu’Il vous a choisis, car vous êtes le moindre de tous les peuples. Mais parce que l’Eternel vous aime, parce qu’Il a voulu tenir le serment qu’Il avait fait à vos pères. »

L’Eternel s’est choisi un peuple qui devait être en bénédiction pour toutes les nations, lesquelles reconnaîtront un jour que l’Eternel Seul est Dieu ! (Esaïe 66:18-23)

 

« De loin, l’Eternel se montre à Israël : Je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi Je te conserve ma bienveillance […] (Jér. 31)

 

« Ainsi parle l’Eternel qui donne le soleil pour éclairer le jour, les phases de la lune et des étoiles pour éclairer la nuit, qui soulève la mer et fait mugir ses flots, Lui dont le Nom est l’Eternel des armées : si ces lois viennent à cesser devant moi – Oracle de l’Eternel – la descendance d’Israël aussi cessera pour toujours d’être une nation devant moi. » (Jér. 31)

 

« Ainsi parle l’Eternel : si les cieux en haut peuvent être mesurés, si les fondations de la terre en bas peuvent être sondées, alors je rejetterai la descendance d’Israël… » (Jér. 31)

 

Quelques nouvelles réjouissantes pour Israël :

 

La sècheresse en Israël, c’est fini : Le Moyen-Orient n’a plus d’eau, mais Israël en regorge !

Voici ce qu’on pouvait lire dans le Washington Times du 13 mai 2015 : Grâce à la combinaison de plusieurs facteurs tels que la conservation, le recyclage, l’innovation technologique agricole et une désalinisation hi-tech, les autorités israéliennes responsables de l’eau ont déclaré : « Nous avons toute l’eau dont nous avons besoin. »

Israël peut désormais fournir de l’eau potable à un prix de revient très inférieur à celui de l’exploitation naturelle, tout en recyclant cinq fois plus que le meilleur pays après lui en la matière (l’Espagne). La sécheresse est probablement le pire de tous les grands problèmes de la région, et les pays voisins devraient penser à cesser leur guerre inutile contre la première puissance hydraulique au monde, et plutôt en prendre de la graine. En Iran, le lac d’Ourmia, le plus vaste du Moyen-Orient, a perdu 95 % de son eau depuis 1996, plus de deux tiers des villes sont au bord d’une « crise hydrique ». Des milliers de villages dépendent de l’approvisionnement par camions citernes. En Egypte, au Yémen, en Syrie, en Irak, dans le Golfe Persique, au Pakistan, le danger s’accroît, provoquant des exodes massifs et sans but parmi les populations désespérées toujours en augmentation . Les guerres destructrices, les dictatures à courte vue, les avantages économiques inadaptés, les tempêtes de sable, la pollution des nappes souterraines, tout concourt à la catastrophe.

(D’après un article de Daniel Pipes, président du Middle East Forum)

 

Une population en plein essor et motivée

8 millions 400 mille habitants dont 6,3 millions de juifs, avec une alya en forte augmentation, notamment depuis la France. Du jamais vu : 7000 nouveaux arrivants en 2014, devançant ainsi l’Ukraine. Le pays comptait 806 000 habitants en 1948 ! Le PRB parle de la démographie d’Israël comme d’une histoire unique, et d’un cas particulier parmi les pays développés…

Un mot de l’alya des Bnei Menashé, appartenant à la tribu des Fils de Manassé : pour la troisième fois Israël a mené un pont aérien pour les membres du groupe qui viennent de l’Etat indien du nord du Manipur, à la frontière du Bangladesh et de la Birmanie. Cette tribu perdue avait été exilée par les Assyriens il y a plus de 2700 ans. Ils sont 3 000 en Israël en 2015, et parmi les 7 000 qui restent en Inde beaucoup désirent venir y vivre. « C’est un témoignage de la détermination et de la volonté du peuple d’Israël de revenir à la maison. A une époque comme celle-ci, alors que l’Etat juif se trouve sous la pression croissante de la communauté internationale, il est réconfortant de voir que Dieu continue de recueillir son troupeau, ramenant ceux qui ont été une fois perdus. » (Propos du Rabbin M. Freund, président de Shavei Israël – Coolamnews, 25/06/2015)

 

Un premier ministre qui s’engage : Jérusalem ne sera plus jamais divisée !

« Depuis que nous sommes devenus une nation, notre terre est notre maison, nous resterons ici. Jérusalem a toujours été la capitale du peuple juif et d’aucune autre nation, Jérusalem ne sera plus mutilée et morcelée…

C’est notre terre, c’est notre ville, il en a toujours été ainsi, il y a un consensus national très large, Jérusalem restera unie sous souveraineté israélienne. Ceci est une réponse claire à nos ennemis, nous ne déchirerons pas nos coeurs pour le donner en pâture à des étrangers…

« Je m’engage à garder Jérusalem d’en bas en puisant mes forces dans Jérusalem d’en haut, la foi, l’étude de la Torah, et tous les trésors spirituels de notre peuple. »

(Benjamin Netanyahou, le jour de Yom Yéroushalaïm 5775 – paru sur Coolamnews le 18 mai 2015)